Antoine Félix Diome Démonte Les Arguments De La Défense

Le verbe facile, Antoine Félix Diome a exposé hier les raisons pour lesquelles l’Agent judiciaire de l’Etat a toute sa place dans ce procès.

Deuxième jour du procès de Khalifa Sall et Cie. On est toujours au stade des exceptions. La bataille judiciaire bat son plein à la salle 4 du Palais de Justice de Dakar.

Après que les avocats de la défense ont plaidé l’irrecevable de la constitution de l’Etat dans cette procédure, l’Agent judiciaire de l’Etat a, dans la journée d’hier, essayé de démonter les argumentaires de la défense, expliquant les raisons pour lesquelles elle doit être installée dans le procès écrit Aliou Diouf du Journal Libération;

Selon lui, dire qu’un texte spécial prévoit de faire représenter l’Etat procède d’une confusion. « On ne devrait pas se limiter à un seul texte pour contester la présence de l’Etat dans ce procès. »

Ainsi, il recommande à ses collègues d’aller voir les autres textes qui organisent la compétence de l’Agent judiciaire.

D’après Antoine Félix Diome, pour toutes les affaires concernant le détournement de deniers publics, c’est l’Agent judiciaire de l’Etat qui est compétent pour défendre les intérêts de l’Etat. Ce, même en matière domaniale et fiscale. Mieux, il indique que même en matière douanière, il y a des domaines sur lesquelles l’AJE intervient.

Antoine Diome estime que la défense ignore la compétence transversale de l’AJE. « La défense a fait une lecture parcellaire et étrique des dispositions de 1970 », a dit celui qui renvoie les conseils de Khalifa Sall à l’article 2 portant règlement de la comptabilité publique.

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