SOUS REPRESENTATION DES FEMMES ET DES JEUNES AU SEIN DES INSTANCES DES PARTIS POLITIQUES
L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, (Eisa) a démarré hier, vendredi 10 novembre, la première rencontre sur la série d’ateliers de formation à l’intention des femmes et des jeunes membres des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale du Sénégal. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de cet atelier qui a réuni une dizaine de représentants des treize formations politiques présentes à l’Assemblée nationale, Mme Awa Dia Thiam invite les femmes et les jeunes à prendre conscience de leur utilisation et à se former pour être présents là où on prend des décisions.
L’ancien ministre et parlementaire sous le régime libéral de Me Abdoulaye Wade, a déploré la sous représentation des femmes et des jeunes au niveau des instances de décisions des différentes formations politiques. S’exprimant hier, vendredi 10 novembre, lors de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation à l’intention des femmes et des jeunes membres des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale du Sénégal, Mme Awa Dia Thiam invite ces derniers à prendre conscience de leur utilisation et à se former pour être présent là où on prend des décisions. Cette formation est la première d’une série prévue par l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, (Eisa) le 10, 11, 13, 14, 16 et 17 novembre prochaine à Dakar.
Soulignant que la sous représentation des femmes au niveau des instances de décisions des partis politique est lié au problème de démocratie interne qui sera abordé lors des discussions avec les représentants des différentes formations politiques dans le cadre de cette formation, Mme Thiam a insisté également sur l’importance de la formation. «De nos jours, les jeunes suivent généralement un homme ou une femme alors qu’avant, on suivait un programme ou des options politiques idéologiques. Il s’agira pour nous de susciter le débat avec eux pour les inciter à bien se former parce qu’il est bien important pour éviter de suivre la masse. Il s’agira aussi de les inviter à s’engager davantage dans les instances de décisions parce que c’est important d’être présent là où on prend des décisions», a assuré Mme Thiam, une des formateurs lors de cette rencontre avant de conclure : «Les jeunes et les femmes doivent prendre conscience de leur utilisation, qu’ils sachent que leur place est importante dans le parti et qu’il faut qu’ils soient présents là où on prend des décisions et qu’ils donnent leur avis».
Prenant la parole auparavant, Cécile Bassomo, chargé de programme à l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, a indiqué au sujet de la tenue de cette formation que c’est sur la base d’un constat sur l’existence d’un écart entre le niveau de la démocratie nationale celui des partis politiques. «Le Sénégal est reconnu et célébré comme une des démocraties sur le continent africain. Cependant, il a été constaté que la démocratie interne au niveau des partis politiques est tout à fait différente à ce qu’on observe au niveau institutionnel. D’où l’intérêt d’avoir un programme d’appui aux femmes et aux jeunes qui constituent des maillons très importants au sein des partis politiques, un pilier essentiel de la démocratie au sein de ces formations politiques».
Pour rappel, l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique est une organisation à but non lucratif créée en 1996 et basée en Afrique, avec des bureaux à travers le continent. Créé en juillet 1996, Eisa vise la recherche de l’excellence dans la promotion des élections crédibles, la démocratie participative, la culture des droits de l’homme et le renforcement des institutions de la gouvernance pour la consolidation de la démocratie en Afrique.
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