El Hadji Abdoulaye Mbengue Mboulo, Le savant incontesté

El Hadji Abdoulaye Mbengue Mboulo est un érudit originaire du Djolof. Il fait partie de la première génération de savants formés par le Maître Seydi Hadji Malick Sy à Ndiarndé.
Il est né en 1881 dans un village qu’on appelle Noody à Yang Yang dans le Djolof. El Hadji Abdoulaye Mbengue est le fils de Serigne Gori Mbengue qui fût un savant réputé à l’époque pour sa science qu’il dispensait dans un « Daara »; sa mère s’appelait Coumba Ndiémé Niang qui était une femme très pieuse.
Le père de El Hadji Abdoulaye Mbengue Mboulo qui était Professeur a préféré donner son fils à autrui pour sa formation intellectuelle. Le premier Professeur côtoyer par El Hadji Abdoulaye Mbengue fût le savant Serigne Baba Farma Diaw, après cette étape il s’est rendu dans le village de Thialène auprès de Serigne Mor Galaye Diaw qui a formé énormément d’érudits dans le Sénégal pour y étudier la jurisprudence Islamique. Après cette
étape il se rendit au village de Sherif près de Gandiol pour y apprendre le Tassawouf et le Tawkhid, nos ancêtres apprenaient ces sciences d’antan pour avoir une foi complète en Dieu. Après cette étape il se rendit à Saint Louis à Keur Serigne M’baye pour y apprendre la grammaire Arabe et le vocabulaire Arabe dans le but de comprendre le Coran au plan philologique. Puis El Hadji Abdoulaye M’Bengue de Mboulo de se rendre en Mauritanie pour y apprendre des sciences tels que « Oussoul, Bayaane, Mantikh, Haroud etc. » c’est après cette étape qu’il devint un savant accompli.

El Hadji Abdoulaye M’Bengue Mboulo entreprit un long voyage à la recherche d’hommes de Dieu, il a fait un long périple pour rencontrer plusieurs hommes de Dieu. Il entendit une rumeur selon laquelle, un homme de Dieu extraordinaire vivait à Ndiarndé et ce dernier fût le Maître Seydi Hadji Malick Sy; El Hadji Abdoulaye M’Bengue se promit de venir le rencontrer. El Hadji Abdoulaye M’Bengue Mboulo faisait partie de la première génération des 99 érudits formés par le Maître Seydi Hadji Malick Sy à Ndiarndé. Au moment où il allait rencontrer le Maître, El Hadji Abdoulaye M’Bengue était l’un des plus grands savants de notre pays, cependant il souhaitait être initier sur certains secrets concernant la Tariqa Tijane. Arrivé chez le Maître, ce dernier constata que c’est un savant qui est venu le voir, et le Maître eu entièrement confiance en lui jusqu’à faire de lui un de ces hommes de confiances. Il faisait parti des rares hommes que le Maître chargeait de faire des prières spéciales pour le bonheur des musulmans Sénégalais. Dans la cour du Maître, chaque disciple avait sa particularité et sa spécialité; le Maître était seul à savoir le chemin de chacun qui devait le conduire à Dieu.

El Hadji Abdoulaye M’Bengue de Mboulo est resté aux côtés du Maître pendant 13 ans entre Ndiarndé et Tivaouane. La confiance que le Maître portait en lui était indescriptible; plusieurs missions d’ordres ésotériques lui ont été confiées.
Le Maître avait l’habitude de dire que deux personnes sont incontournables dans une famille, il s’agit de Mame Safietou Niang son épouse et de El Hadji Abdoulaye M’Bengue de Mboulo, il disait que leurs dons venant du créateur était immense. Certains disciples du Maitre originaire d’une contrée, ont été envoyés dans d’autres contrées par le Maître après leur formation mais El Hadji Abdoulaye M’Bengue est l’un des rares qui après sa formation se voit demander de regagner le Djolof sa contrée d’origine en précisant juste à ce dernier qu’il devait aller dans un village remplis de personnes à cause de sa haute stature intellectuelle et mystique. Le village d’origine d’El Hadji Abdoulaye M’Bengue s’appelle Noody, mais c’est un petit village, c’est son grand frère El Hadji Birane M’Bengue qui lui demandât d’avancer vers Mboulo qui était un plus grand village considérant le degré de sa science.

Le Maître Seydi Hadji Malick Sy lui a donné des recommandations spéciales en l’envoyant; il lui dit que son métier à lui devrait être le commerce, il lui dit aussi de considérer son chapelet parce qu’il avait un don pour cela et tous ce qu’il demandait au Créateur serait rapidement exaucé et le Maître d’ajouter qu’il ne devrait pas l’oublier dans ses prières car ces deux parents sont contents de lui et que lui aussi son Maître était très satisfait de lui. Il lui rappelle que Prophète Muhammad SAW a enseigné que l’homme dont les parents et le Maître sont satisfaits de lui, cet homme est un homme béni.

L’on raconte que, l’homme piquait par un serpent et qui portait le chapeau de El Hadji Abdoulaye M’Bengue Mboulo guérissait sur le champ. El Hadji Abdoulaye M’Bengue a formé des savants à Mboulo qu’il envoya dans d’autres contrées reculées du Sénégal pour prêcher la bonne parole de Dieu et diffuser la Tariqa Tidjane. Le Maître Seydi Hadji Malick lui promit qu’une fois dans l’au delà toute récompense qu’il obtiendra, il la partagera avec El Hadji Abdoulaye M’Bengue Mboulo.
El Hadji Birane Diop de Saint Louis a écrit un livre sur El Hadji Abdoulaye M’Bengue de Mboulo pour confirmer que ce dernier est un très grand savant. L’amour qu’il vouait au Maître Seydi Hadji Malick était incommensurable, et cet amour du Maître lui a permis d’atteindre les hauts degrés de la science. Tous les prénoms de ces enfants garçons comme filles, il les as donnés à la famille du Maître, ce qui témoigne encore une fois de l’amour indéfectible qu’il vouait au Maître.
Il avait des relations particulières avec les fils du Maître, au décès de ce dernier alors qu’il venait faire sa Ziaar auprès du Maître Serigne Babacar Sy, ce dernier lui dit : « El Hadji Abdoulaye M’Bengue si tout le monde était comme toi alors la paix ne quitterait jamais la demeure du Maître. »
Le fils du Maître Seydi Hadji Mansour Balkhawmi est venu le rencontrer à Mboulo où il a séjourné pendant 3 jours.
Il reçut l’ordre du Maître d’organiser un Gamou à Mboulo en l’honneur du Prophète Muhammad PSL.
Parmi les Moukhadams de Mame El Hadji Abdoulaye Mbengue, nous notons :
Atmane Fall à Gankett Guent ;
Massamba Diagne du village de Alségou ;
Ousmane Fall de Ganket Balla ;
Ibrahima Fall de Sara Lama ;
Tafsir Makhoudia Ndiaye de Mélakh

Par Alphahim Mayoro

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