Serigne Ibra Ndiaye Ndaay, le savant mystique

Serigne Ibra Ndiaye NDAAY rta appelé Serigne Ibra Ndiaye Sakal (car il a étudié à Sakal) ou encore Serigne Ibra Ndiaye Fanaan bitti (car il passait de fréquentes retraites à l’extérieur dans un fameux baobab se nourrissant de quelques graines d’arachides pendant des jours), ce grand saint donc très proche du Maître Seydi Hadji Malick Sy est le fils de Massila Ndiaye, un noble du Ndiambour, d’ascendance djolof-djolof venu de Thiarène Ndiaye où il a été inhumé. Après avoir renoncer au genre de vie de l’aristocratie ceddo, il vint s’installer au Ndiambour où il accueillit Le Cheikh Ibra Fall à Ndaay, lui offrant des champs qu’il cultiva à côté de lui pendant 4 ans avant sa rencontre avec Serigne Touba.
Son fils Ibrahima serait né vers 1878. Il fut connu par une sainteté précoce mais surtout par des prodiges (kirâmat). Le Maître Seydi Hadji Malick rta l’exhorta à y renoncer mais il fit son éloge comme le mentionne le fameux poème touhfa. Il avait rejoint le Pôle de la Tidjaniyya à Ndiarndé tout comme Serigne Maguèye Ndiaré Ndiaye. Par la suite il s’installa à Maka Ndiaye à 8 km de Kébémer, village qu’il a fondé tout celui de Fass Ndiaye après Louga en allant vers Saint-Louis (vers l’est). Il était célèbre par sa maîtrise des djinns, il avait la réputation de soigner les fous en les frappant d’un seul coup de sa main droite sur la tête. Il avait la capacité mystique de dire à tout passant qui il était, comment s’appelait ses parents et où il allait.
Un jour quelqu’un vint le solliciter une nuit au milieu de ses élèves en train de leur apprendre le Coran. Il l’écouta et sans répondre lui écrivait la Fatiha sur un bout de papier et le lui remit. Le requérant trouva la prière du saint homme insuffisante, il sortit dans le village suivant y rencontra un érudit qui lui écrivit trois autres invocations et lui remit les amulettes. Serigne Ibra eut une transe et dit à l’un de ses talibés de prendre son cheval d’aller rattraper le requérant qui avait quitté le village avec les 3 amulettes que lui aurait remises le marabout et de le ramener. Le talibé s’exécuta et ramena le visiteur. Serigne Ibra Ndiaye lui dit : ‘je t’ai écrit tout à l’heure la Fatiha comme prière adressée à Dieu pour régler ton problème. Tu es sorti pour aller dans le village suivant le marabout t’a donné trois écrits. Donne-moi ces trois-là et la Fatiha que je t’avais écrite’. Le requérant s’exécuta, Serigne Ibra Ndiaye jeta les quatre dans le feu de bois à la lumière duquel ses talibés apprenaient le Coran. Le feu consuma les trois écrits mais la Fatiha qu’il avait écrite de sa propre main ne fut pas brûlée. Il sortit l’amulette la tendit au requérant et lui dit ‘la Fatiha que je t’ai écrite n’a pas été brûlée par le feu par la grâce de Dieu, il fallait me faire confiance et ne pas sous-estimer ce que je t’avais donné et écrit de ma propre main.
Aujourd’hui parmi les témoins vivants de sa culture et de son élévation spirituelle Serigne Modou Marème Guèye de Maka Ndiaye et d’autres sages du Ndiambour. C’est Serigne Ibra Ndiaye Ndaay qu’on voit à côté du Maître Seydi Hadji Malick Sy sur la photo prise un jour de prière de la Korité à Tivaouane par des blancs qui passaient à côté. Le jeune qui tient les feuilles de la Qutba (prêche) était son chambellan ou l’un de ses talibés. Très proche du Maître Seydi Hadji Malick Sy et du Maître Serigne Babacar Sy rta (tous les deux lui ont remis une Ijaza), Serigne Ibra Ndiaye Ndaay fût rappelé prématurément à Dieu à l’âge de. 55 ans en 1933.
Serigne Ibra ndiaye Ndaay est le grand père du grand inspecteur de l’éducation et formateur de Fatick qui est aussi son homonyme en l’occurrence Mr Ibra Ndiaye.

Par Alphahim Mayoro

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