Concernant les langues nationales, – c’est-à-dire reconnues parce que codifiées –, la politique gouvernementale s’est mise en place par étapes successives, après des études approfondies ayant porté sur 28 langues.
On peut donc distinguer trois statuts linguistiques :
Le premier groupe est celui des 6 langues reconnues en 2001 : wolof, sérère, peul, mandingue, soninké et diola. Elles sont considérées comme suffisamment outillées pour pouvoir être introduites à l’école, même si des travaux complémentaires et l’édition de manuels scolaires appropriés seront nécessaires. Ces langues ont des orthographes officielles.
Le deuxième comprend de nouvelles langues, également promues au rang de langues nationales car codifiées dans l’intervalle. Ce sont le hassaniyya, le balante, le mancagne, le noon, le manjaque, l’onyan, le saafi. Pour celles-ci, l’introduction à l’école n’est pas envisageable pour le moment. Des recherches complémentaires devront encore être menées. Ces langues ont des orthographes officielles.
Le troisième inclut les autres langues de l’étude : baïnouk, badiaranké, ndut, jalonké, bédik, bambara, coniagui, bassari, léhar, palor, bayotte, papel, malinké, khassonké, jaxanke et ramme. Pour celles-ci, il faudra en passer d’abord par un programme spécifique de description, de codification et d’outillage. Mais certaines, telles que le saafi, viennent déjà d’accéder à leur tour au statut de langue nationale, qui pourrait être octroyé à une vingtaine de langues au total.
Lancé par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en 2012, un programme appelé ELAN-Afrique a pour but d’améliorer la qualité de l’enseignement du français mais aussi des langues africaines à l’école primaire dans huit pays d’Afrique subsaharienne : le Bénin, le Congo, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, Mali, le Niger, la RDC et le Sénégal. (Emmanuelle Raybaut, 2014).
Depuis le 9 décembre 2014, les propos des parlementaires sénégalais sont traduits en simultané grâce à un système d’interprétation dans les six langues nationales (peul, sérère, wolof, diola, mandingue et soninké) en plus du français, permettant à la majorité des députés de s’exprimer dans leur langue maternelle




