Postes de radio : Ces compagnons d’antan qui ne font plus du bruit

Le poste de radio a longtemps accompagné l’auditeur dans les coins et recoins du pays. Mais les secousses de la modernité ont rendu presque aphones cet appareil si familier.

Le marché ‘bu bess’ de Guédiawaye vibre au rythme de son train-train quotidien en cette matinée. Entre bruits de klaxons, de marchands ambulants et de ceux des baffles des échoppes, il est difficile de se faire entendre dans ce capharnaüm.

Abdoulaye Dior est très à l’aise dans ces ondes si familières. Le réparateur de radio est dans son élément. Imperturbable. Dans les dédales de ce populeux lieu de commerce, il y tient son commerce. Ici, les marchands s’inclinent devant le talent du sieur.Abdoulaye Dior maitrise sa profession sur le bout des doigts. Dans son échoppe, il s’active à réparer une radio qui a fait son temps sous un tas d’autres postes radios. Petites, grandes, noires, grises…Bref il y en a pour toutes les tailles et pour tous les gouts.

Abdoulaye Dior propose une multitude de radios. Mais la modernité a porté un coup à son activité. A l’en croire, seules les personnes âgées font appel à ses services pour des réparations. Saliou Mbaye fait partie de cette catégorie. Le quinquagénaire a du mal à se séparer de son ‘fidèle compagnon’. Ce dernier lui tient compagnie même dans son atelier de menuiserie métallique. « J’ai grandi en écoutant la radio et c’est toujours avec plaisir que je l’allume pour suivre les informations », révèle ce ressortissant de Ngaye Mekhé. Une relation qui résiste au temps !

Les portables donnent le ton

La vente de radios ne résiste pas aux secousses du temps. C’est le constat de Saliou Guèye. Le vendeur d’appareils électroniques affirme que les transistors n’ont plus la côte. Ces radios vendus entre 4.000FCfa et 7000FCfa ne sont pas rentables d’après le marchand. « La vente de radios n’est pas rentable. Seules les personnes âgées viennent acheter les postes de radio », admet-il. Le vendeur explique cela par les smartphones avec la radio comme fonctionnalité. Baye Fall a eu une relation très particulière avec la radio. Plus jeune, le vendeur de café ne ratait une occasion d’écouter la radio. Mais son smartphone a pris le relais. « J’écoute les infos sur mon portable. C’est plus pratique », reconnait-il.

 

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