Serigne Mahabsa Guèye est originaire de Mbakhène est fils de l’érudit Mame Mor Anta Guèye qui est l’homme dont on dit qu’il est le premier à avoir célébrer le Gamou au Sénégal.
Lorsque le Maître Seydi Hadji Malick fit son apparition à Ndiarndé, c’est le Saint homme Mame Mor Anta Guèye qui demanda à son fils Serigne Mahabsa Guèye d’aller à la rencontre du Maître Seydi Hadji Malick Sy.
Arrivé à Ndiarndé, après y voir passé quelques jours auprès du Maître Seydi Hadji Malick Sy, Serigne Mahabsa Gueye fût grandement étonné par la science, la sagesse, l’éloquence et la piété du Maître Seydi Hadji Malick Sy en paroles comme en action. Lorsque son père Mame Mor Anta Gueye attendit une longue durée sans revoir son fils, il le fit appeler et lui dis : « Je t’ai tout simplement envoyé voir ce qui se passe et toi tu restes tout ce temps. » son fils Serigne Mahabsa Gueye de lui répondre : « Je suis resté à Ndiarndé auprès du Maître Seydi Hadji Malick Sy parce que j’y ai vu ce que je n’avais jamais vu ni entendu de ma vie. Si le Prophète Muhammad SAW devait revenir sur terre alors je dirais qu’il s’agit du Maître Seydi Hadji Malick Sy, parce que de tous les êtres vivants que je connais ou que j’ai rencontré , le Maître Seydi Hadji Malick en est le plus pieux, le plus savant, et le plus poli. J’étais tellement ébloui par sa pédagogie que j’ai meme réétudier une nouvelle fois auprès de lui les sciences que j’avais déjà maîtrisé. À chaque heure de prière, le Maître se lève pour prier avec tout le monde avant de revenir enseigner.»
D’après Serigne Mahabsa Guèye, la chose la plus impressionnante chez le Maître Seydi Hadji Malick est qu’il pouvait réaliser plusieurs choses en même temps tout en restant concentré. Il disait que le Maître avait la faculté de recevoir des invités, discuter avec eux, écrire un livre tout en enseignant et à chaque erreur du disciple près de lui il prend le temps de le corriger de mémoire avant de continuer la discussion avec ses invités et la rédaction d’ouvrage.
D’après Serigne Mahabsa Guèye le Maître écrivait et finissait la rédaction d’ouvrage devant tous ses disciples, après cela il leur enseignait l’ouvrage en question avant d’en démarrer un nouveau. Serigne Mahabsa Guèye finit par devenir un des Mukhadams du Maître disséminé dans toute l’Afrique, à sa sortie de l’école du Maître Seydi Hadji Malick Sy, il faisait partie des plus grands savants du pays.
À son retour de Ndiarndé le Maître fonda un village dénommé Taïba, puis il appela Serigne Abdou Faty Niang et Serigne Mahabsa Guèye pour leur mettre en relation en leur demandant de s’unir contre vents et marées; d’ailleurs cette relation perdure jusqu’à aujourd’hui. L’on raconte que le Maître Seydi Hadji Malick avait une totale confiance en Serigne Mahabsa Guèye, chaque fois qu’on devait récolter les Champs de Diacksao, le Maître le demanda à chaque heure de prière pour diriger la prière.
L’on raconte que lorsque le Maître Seydi Hadji Malick appela au Gamou de Tivaouane; Serigne Mahabsa Guèye à décider d’annuler depuis ce jour là le Gamou qu’on organisait à Mbakhene, il dit à qui voulait l’entendre : « Le Maître Seydi Hadji Malick ne peut pas convoquer le Gamou et que je me permette de faire pareille que lui, désormais à Mbakhene nous allons célébrer le baptême. »
L’on raconte aussi que lorsque Serigne Mahabsa Guèye se rendit à Tivaouane, il priait la prière du matin dans la mosquée du Maitre, il n’en ressortait qu’après la prière du soir. Lorsque le Maitre Seydi Hadji Malick Sy avait besoin de Serigne Mahabsa Guèye, il envoyait le Saint homme Eumeudou M’baye Maodo pour venir le chercher.
Après le décès du Maître Seydi Hadji Malick Sy, Serigne Mahabsa Guèye était très proche du Maître Serigne Babacar Sy. Lorsque ce dernier avait besoin de lui c’est l’érudit Serigne Babacar Diop Diakheer qui était chargé de le faire venir à Tivaouane. Serigne Mahabsa Guèye décéda à la même année que le Maître Serigne Babacar Sy en l’année 1957 durant le mois de décembre plus précisément.
Par Alphahim Mayoro




